Biking in Jericho
Du vélo à Jéricho
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There are more bike rental shops in Jericho than in the rest of the West Bank. A perfect opportunity for the adventurous tourist to discover the surrounding area differently.

The locals like to say that biking naturally became Jericho because it is flat. It is true that biking is as popular as riding a car in the city that is called Arriha in Arabic: it is, however, stretching the truth to say that it is a horizontal city. True, Jericho is not perched atop hills like most other cities of the West Bank. But it is close to the Dead Sea: the whole city sits upon a long slope that runs all the way down to four hundred meters under sea level and meets the large salt water lake where tourists like to coat themselves in mud.

On the way to the sea, the biking road is a child’s treat: the outlandish landscapes of the region appear to be enchanted and the wind eases the heat. In the other direction, as one rides towards Jericho from the south or towards the north when one leaves downtown, the wind is still there, but blows against you and the sun is as hard and unforgiving as in Cairo. Jericho’s climate is hot and dry: much hotter than neighbouring Ramallah during summer, which is a 45-minute drive away but 900 meters above sea level.

Only men bike in Jericho. Seventy year olds, passing by the centre for their morning shopping, slowly move on their elegant bikes; teenagers, whizzing past us on the main road after sundown; children, busy on their garish tricycles after school. Women do not bike: women tourist who chose to do so must be ready to attract the attention of the whole town.

Where, how, how much

To rent a bike, all you need to do is drop by Zaki’s, on the main square: he will rent you a beautiful mountain bike – good handlebars, metallic pedals – for 20 NIS per day. For those who are more adventurous, exploring the region by bike is feasible, but one needs to chose the right season or have several litres of water for the road. Wadi Qelt is 3 kilometres away, the Jordan Valley 9 kilometres to the north, the Dead Sea 10 kilometres to the south. For the less athletically inclined cyclists, biking around town is a pleasure. You will need half a day to visit the main sites. For those who have a need for speed, renting scooters is also a possibility. The charismatic owner of SYM, on the road to Jerusalem, buys his scooters in Taiwan. He only sells scooters but he can arrange rentals for 100 shekels a day. For 200 shekels, one can also rent a taxi.

Discovering Downtown (half a day)

Start at Zaki’s place. Take the third street on the right, in the direction of the cable car. First stop at the Russian museum where Ahmed, the guide, does the tour in perfect Russian (he studied history at Krasnoiarsk). Under an impressive dome, the first room exhibits pictures of pilgrim groups from the beginning of the century. With their warm clothes, light hair and high cheek bones, those Russian believers who took the boat from Odessa for the Holy Land look like they’re out of a Tolstoy novel. At the tip of the museum's green gardens – costing 12.000 shekels in maintenance a month – is the thousand year old sycamore where Zacchaeus climbed to see Jesus when he came to see him. The tree is at a crossroads: not the best place for contemplation.

Continue on the same street, straight on. Fifty meters ahead, on the right, is the entrance to the cable car, which leads to the Mount of Temptation (8 am – 4 pm, 60 NIS). You could ride up the mountain, but the cable car offers a fun ride. It is vintage red (it dates from the end of the 90s) and floats over banana groves and gives you an opportunity to admire the Dead Sea glittering far ahead.

Visiting the monastery is quick: there is on the one hand the orthodox church built in the rocks at the end of the 19th century on the ruins of a Crusader church from the 12th century and on the other the cave where Jesus is said to have fasted for forty days and forty nights.

Continue straight on after leaving the cable car. If you want to go the short way, disregard the first sign that indicates Hisham’s Palace. Turn on the right on the second road, and keep straight until you find a path on the left. It is best to keep this visit for the end of the day, as the sun sets because – like all antique sites – the place is huge and there is no shade. Hisham’s Palace was used for four years before an earthquake in 747 AD destroyed it; but there remain beautiful mosaics. From the ochre ruins of the site, one can see the city and its surroundings, unsettling with their desert grace.

Take the main road back on the left. As you continue straight, on this road whose houses are edged with palm trees and flowering bougainvillea, you will find yourself back on the main square. For dinner, take the street that leads to the cable car again. As usual in small tourist towns, the food is not diverse but it is nice to relax under the arbours of Limon, where you can have soup, grilled meat and juice.

 

On trouve à Jéricho autant de loueurs de vélos que dans toute la Cisjordanie réunie. L'occasion pour les touristes aventureux de découvrir les environs autrement.

Selon la légende locale, le vélo se serait naturellement imposé à la ville de Jéricho comme moyen de transport parce que celle-ci est plate. S'il est vrai que le vélo est aussi populaire que la voiture chez les habitants de celle qu'en arabe on appelle Ariha, il serait exagéré en revanche d'affirmer que Jéricho est horizontale. Certes, Jéricho n'est pas juchée sur un nid de collines, comme d'autres villes de la Cisjordanie. Mais sa proximité de la mer Morte fait que toute la ville est sise sur une longue pente qui termine sa course à moins de quatre cents mètres au-dessous du niveau zéro, là où repose la célèbre étendue d'eau salée où les touristes viennent s'enduire de boue. En direction de la mer, la route à vélo est un régal de gosse. Dans la descente, les paysages naturellement lunaires de la région apparaissent enchantés et le vent qui souffle dans le dos fait oublier la chaleur. En sens inverse, c'est à dire en direction de Jéricho quand on vient du Sud, ou vers le Nord de Jéricho quand on vient du centre-ville, le vent est toujours là, mais de face, et la chaleur pesante comme un été au Caire. Car Jéricho bénéficie d'un climat chaud et sec : il y fait en moyenne degrés de plus que chez sa voisine Ramallah pendant la période estivale, pourtant à 45 minutes de voiture (mais à 900 mètres d'altitude). A Jéricho, seuls les hommes se déplacent en vélo. Des septuagénaires, de passage pour leurs courses au centre-ville dans la matinée, avancent avec lenteur sur de gracieuses bécanes ; des adolescents fonceurs, occupés à monter et à redescendre la rue principale après la tombée de la nuit ; des petits, affairés sur des tricycles aux couleurs vives à la sortie de l'école. Mais de cycliste femme, point. Les touristes du deuxième sexe doivent anticiper d'attirer l'attention en ville.

Où, comment, pour combien

Pour louer un vélo, il suffit de passer chez Zaki, sur la place principale : il vous louera un rutilant VTT – guidon droit, pédales en métal – moyennant 20 shekels la journée. Pour les plus sportifs, explorer la région est tout à fait faisable, à condition de choisir la bonne saison ou de prévoir plusieurs litres d'eau pour la route. Le Wadi Qelt se trouve à 3kms, la vallée du Jourdain à 9km au Nord, la Mer Morte à 10kms 7 kms au Sud. Pour les cyclistes plus modestes, il est très agréable de faire le tour de la ville en VTT. Compter une demi-journée pour faire le tour des sites principaux. Pour ceux qui rêveraient de vitesse (ou qui auraient des origines italiennes), il est également possible de louer un scooter. Il faut s'adresser au charismatique patron de SYM, route de Jérusalem, qui achète ses deux- roues à Taïwan. Il ne loue pas de scooters lui-même, son magasin est spécialisé dans la vente, mais il peut arranger une location par un tiers pour 100 shekels la journée. Pour 200 shekels, il est également possible de louer un taxi.

Itinéraire centre-ville (1 demi-journée)

Départ depuis la location Zaki. Faire le tour de la place et prendre la troisième rue à droite en direction du téléphérique. Premier arrêt au musée russe, où Ahmed, le guide originaire de Naplouse, fait la visite dans un russe parfait (il a fait ses études d'histoire à Krasnoiarsk).            Sous une coupole impressionnante, la première salle propose des photos de groupe de pèlerins du début du siècle. Avec leurs habits chauds, leurs cheveux clairs et leurs pommettes hautes, ces croyants russes qui ont embarqué à Odessa en bateau direction la Terre Sainte ont l'air tout droit sortis d'un roman de Tolstoï. A la pointe du jardin très vert du musée, dont l'entretien représente un budget de 12.000 shekels par mois, se trouve le sycomore millénaire que Zacchée/Zacharie aurait escaladé pour apercevoir Jésus par-dessus la foule venue à sa rencontre. L'arbre se trouve à un carrefour, peu propice au recueillement.

Continuer sur la même route, tout droit. A cinquante mètres, sur la droite, se trouve l'entrée du téléphérique qui mène jusqu'au monastère de la Tentation (8-16h, 60 shekels). Il est possible de grimper jusqu'au monastère en vélo, mais la ballade en téléphérique est amusante. Rouge et rustique (il date de la fin des années 90), l'engin survole les champs de bananiers et permet, pendant une dizaine de minutes, d'admirer la vallée, jusqu'à la Mer Morte qui brille au loin. La visite du monastère est rapide : il y a d'une part cette église orthodoxe construite dans la roche à la fin du XIXème siècle sur les ruines d'une église croisée du XIIème et de l'autre, la grotte où Jésus aurait passé quarante jours et quarante nuits à jeûner.

Continuer tout droit à la sortie du téléphérique. Pour prendre la route la plus courte, ignorer le premier panneau qui indique la direction du Palais de Hicham. Ne tourner que sur la deuxième route vers la droite, la descendre jusqu'au sentier sur la gauche. Il est préférable de garder la visite pour la fin de journée, quand le soleil décline car – c'est le propre des sites antiques - l'endroit est vaste et sans ombre. Le palais de Hicham n'a tenu debout que quatre courtes années avant d'être détruit par un tremblement de terre (747 après JC) mais il reste de ce projet fastueux de belles mosaïques et depuis les ruines ocres, on a vue sur les environs de la ville, déconcertants par leur grâce désertique.

Reprendre la route principale sur la gauche. En continuant tout droit, sur cette route aux maisons bordées de palmiers et de bougainvilliers en fleurs, retour à la place principale du centre-ville. Pour les options de dîner, reprendre la route du téléphérique. Comme souvent dans les petites villes touristiques, l'offre gastronomique est peu variée et chère mais il reste agréable de se détendre sous les tonnelles du restaurant Limon pour une soupe, une viande grillée et un jus de fruit.