A breath of fresh air in Ramallah
Un peu d'air à Ramallah
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The city of Ramallah is overtaken by real estate promoters and high-rises are booming like mushrooms in a chaotic urban sprawl. Find out wherethe last remainingbits of green to lounge, read, and chat with locals are hidden.

Very few cities of the Middle East have known an urban development as fast and chaotic as that of Ramallah in the past decades. After the Oslo agreements, its status as temporary capital and the influx of foreigners (diplomats, NGOs and journalists) created a bubble of real estate speculation.

“Nowadays the price of the square meters around Manara square is pretty much the same as in Manhattan,” says Khaldun Bshara, an architect and member of the RIWAQ association for the preservation of heritage. If one takes into account Palestinian’s income and the state of the infrastructures, those prices seem completely outlandish. In a context where urban development is not the priority, real estate promoters (both locals and foreigners) have had free rein to use the city to their advantage – sometimes going against all common sense: Ramallah became a perfect illustration of the “Brusselization” phenomenon.

In this small but packed concrete and stone jungle, parcs and green areas are rare. They’re so rare that it’s become a security issue, which the municipality is now forced to take into account. Without appropriate spaces, the children of Ramallah have to play in wastelands: hence many – sometimes fatal – accidents.

In the name of strawberries and peace among the people

Ramallah’s hypocentre has two parks: Kaykab garden, the park of the Friends School and the Ramallah Municipality Parc, adjacent to the city hall. Additionally, one can name The Yousef Qadourah Garden (opened in 2011) on Al Ma’ahad Street that links the Al-Masyoun neighbourhood to Arafat Square and most notably the Garden of Nations near the Darwish circle. The Al-Bireh municipal park – just like the one in Ramallah – is irrelevant to tourists.

© Cédric Dolanc

 

The Kaykab educational garden is the most interesting and the only one that’s worth going out of your way to see. It is close to the centre, across from the Friends school. The school uses it for extracurricular activities, as the name implies. There are 150 species of plants, including different types of cedars, thujas and pomegranate trees. “90% of the plants of the region,” says the gardener. The name comes from the Kaykab tree, a kind of strawberry plant (the fruits aren’t edible) that used to be common but became rare because of over exploitation. The park also boasts a beautiful reconstruction of an old house (“From the past century, before the use of concrete became prevalent,” says the gardener) with a lovely stained-glass window.

The Garden of Nations is also worth checking out in Al-Masyoun: this park was designed with the theme of peace among the people in mind; it is filled with artworks and statues given to the city of Ramallah by different States, including the Netherlands, India, Singapore, Poland, Brazil or … the city of Paris. It is first and foremost a place to rest and relax for the inhabitants of the neighbourhood. For Ahmed, 16, “It is one of my favourite places in town; it’s quiet. Look at the couple behind us: they couldn’t be together like that elsewhere in town.” 

A natural reserve 10 minutes away from the centre

In between Al-Masyoun and Arafat Square, the Yousef Qadourah Garden, with its concrete playing field and game area, is specifically destined to families with children. If you’re traveling with your children, it’s a nice place to meet people. It’s also a nice place to drop by if you’d like to play football or basketball. Otherwise, not much to see here.

Of course Ramallah doesn’t seem like the place to be in Palestine if you’re looking for breath-taking landscapes and nature hikes. If this is what you’re looking for, a 15-20 NIS cab ride will get you to the Ein Kenya natural reserve. The hills and olive tree terraces are an incredible place to go for a walk or hike. If you don’t speak a word of Arabic, try to go there with a driver who is fluent enough in English for you to agree on a pick-up place where he can come and get you once you’re done, unless you want to spend the night out in the open…

 

Dans cette ville où la mainmise des promoteurs immobiliers sur l'agencement urbain fait pousser des tours comme des champignons, il peut s'avérer utile de savoir où trouver un coin de verdure pour s'assoir, lire et converser en toute tranquillité avec les Ramallaouie.

Peu de villes du Proche-Orient ont connu un développement urbain aussi rapide et chaotique que Ramallah au cours des dernières décennies. À la suite des accords d'Oslo, le nouveau statut de capitale provisoire et l'afflux exponentiel d'Occidentaux (diplomates, ONGs, journalistes) ont créé une bulle de spéculation immobilière sans précédent. « Aujourd'hui, aux abords de la place Manara, le mètre carré se négocie à des prix proches de ceux de Manhattan » affirme Khaldun Bshara, architecte membre de l'association RIWAQ pour la préservation du patrimoine. Si l'on prend en compte les revenus palestiniens et l'état des infrastructures, les prix paraissent totalement délirants. Dans un contexte imposant bien d'autres priorités aux politiques locaux que celle du développement urbain, les promoteurs immobiliers (locaux et étrangers) ont eu tout le loisir de façonner la ville à leur avantage, parfois à l'encontre de tout sens et intérêt commun, faisant de Ramallah une illustration parfaite du phénomène dit de « Bruxellisation » .

Dans cette petite-mais dense-jungle de pierre et de béton, les parcs et espaces verts sont rares, au point où cela pose de vrais problèmes de sécurité auxquels la municipalité se voit de plus en plus urgemment contrainte de répondre. En effet, sans espace approprié, les enfants de Ramallah en sont réduits à jouer sur des terrains vagues, ce qui a entraîné de nombreux accidents parfois, hélas, mortels.

Au nom des fraisiers et de l'amitié entre les peuples

L'hypercentre compte deux parcs: Le « Kaykab garden » de la « Friends school » et le « Ramallah Municipality Parc », adjacent à la mairie. À ceux-ci viennent s'ajouter le « Yousef Qadourah Garden » (ouvert en 2011) situé sur l'Al Ma'ahed street qui relie le quartier Al Masyon à l'Arafat Square, et surtout le « Garden of Nations » près du rond-point Darwish. Le parc municipal d'Al-Bireh – tout comme celui de Ramallah- n'a pas grand intérêt pour les touristes.

© Cédric Dolanc

 

Le « Kaykab educational garden » est le plus intéressant pour les touristes et le seul à littéralement valoir le détour, par ailleurs très bref depuis le centre-ville puisque le parc est situé en face de la « Friends school ». Cette dernière s'en sert à des fins pédagogiques comme son nom l'indique. On y trouve près de 150 espèces botaniques, parmi lesquels différents types de cèdres, thuyas et grenades. « À 90 % des plantes de la région », explique le jardinier. Le jardin tient d'ailleurs son nom du « Kaykab tree », une variété de fraisier (aux fruits non-comestibles) autrefois prévalente dans la région mais aujourd'hui très rare en raison de sa sur-exploitation. Le parc comprend de plus une superbe reconstruction d'une petite maison ancienne (« du siècle dernier, avant l'usage du béton » selon le jardinier) ornée d'un ravissant vitrail en ronds de bouteille, ainsi qu'un compost.  

Le « Garden of Nations » est également digne d'intérêt pour les touristes de passage dans le quartier résidentiel d'Al-Masyon et désirant faire une halte. Ce parc, conçu sur le thème de l'amitié entre les peuples, regorge d'œuvres plasticiennes et de statues offertes à la ville de Ramallah par les représentations de divers États parmi lesquels les Pays-Bas, l'Inde, Singapour, la Pologne, le Brésil ou encore...la ville de Paris. C'est avant tout un endroit de repos et de détente pour les habitants du quartier. Pour Ahmed, 16 ans « c'est l'un de mes endroits préférés en ville, ici on est tranquille. Regarde le couple derrière, ils ne peuvent pas s'afficher comme ça dans le reste de la ville. »

Une réserve naturelle à 10 minutes du centre

A mi-chemin entre Al-Masyon et Arafat square, le « Yousef Qadourah Garden » est plus particulièrement destinés aux familles accompagnés d'enfants avec ses nombreux jeux et son terrain de sport en béton. Si vous voyagez avec votre/vos enfant(s), c'est un chouette endroit pour faire des rencontres. Idem si vous souhaitez faire une partie de foot/basket. Sinon, passez votre chemin.

Bien sûr, Ramallah est à, priori, « the place NOT to be » de toute la Palestine si vous êtes à la recherche de paysages majestueux et de randonnées dans la nature. Si tel est cependant le cas, la solution consiste à se rendre dans la réserve naturelle d'Ein Kenya, pour 15-20 NIS en taxi. Les collines et terrasses de cultures d'oliviers offrent un décor incroyable pour des ballades ou randos. Si vous ne parlez pas arabe, tâchez cependant d'y aller avec un chauffeur suffisamment anglophone pour convenir d'un point de rendez-vous où il pourra venir vous récupérez plus tard, à moins de vouloir passer la nuit à la belle étoile...