Culture
Culture à Ramallah
Back to English version
Lire en version originale

The Mahmoud Darwish museum, the concerts organized by the Edward Said conservatory of Music or Al Kamandjati, the Qalandia biennal of art… Ramallah is full of cultural activities, an ideal way to discover Palestine through its artists. The opening of the Museum of Palestine nearby soon will add to this rich offer.

Mahmoud Darwish (1941-2008) is not only a great poet: he is a national icon, a symbol of palestinian resistance and a must-know for anyone who wishes to approach Palestinian literature. His grave is in Al-Masyoun, at the top of a hill which was beautifully arranged in a series of terraces. It is adjacent to a little museum in Darwish’ honor, which includes many of his personal belongings. One of the rooms is a reproduction of his office and holds his collection of prizes ; you will also be able to see his pens, his fountain pen, his radio, his lighter and his attaché case. Unfortunately the museum doesn’t allow for those who don’t speak Arabic to approach his work : a couple of his poems are on the walls of the museums and the guides will try to communicate their meanings, for lack of being able to convey their power and grace. In the museum shop, you will be able to buy his translated poems.

The whole place is managed by the Mahmoud Darwish foundation and is accessible from the city center by taxi for ten shekels. You can also walk there. If you chose to do so, you can find your way by looking for the sail-shaped building in the horizon : the museum is only 100 meters away from it. Access to the Museum is 5 shekels - that is, when someone is manning the cashier.

Music !

After the Freedom Theatre in Jenin, the most famous cultural institutions in Palestine are probably the Edward Said conservatory of Music and Al Kamandjati. Both are established in several Palestinian cities, including Ramallah. The conservatory trains the musicians of the excellent Palestinian National Orchestra. Al Kamandjâti, established in the old city of Ramallah, is particulary famous in France, where its director Ramzi Abu Radwan, who created the association in 2002, resides. The two establishments are not exactly tourist destinations, but they’re worth keeping an eye on to know what upcoming concerts their students and teachers are planning. Among them, ‘Haneen’ is a quatuor composed of guitarist Amir Mahli, clarinetist Muntasser Jebrini, drummer Mohamed Karzon and singer Amir Jabreen.

Theyre all alumnis of Al Kamandjati, are under 25, and teach at the conservatory. Amir, Mohammed and Muntasser all finished their studies in France in the conservatories of Toulouse, Paris and Angers. Even more so than in their technique, it is in their approach to the repertory that one can feel the know-how and mastery they acquired in the French and Palestinian conservatories. Between traditional Palestinian music, Egyptian singing, and Flamenco flavours, the different influences on play would be too eclectic and incoherent if it weren’t for the elegant way this group with exceptional flair deploys its captivating melodies. 

A national museum for 2016

The Dar Zahran heritage building is another place where you can discover the works of Palestinian artists. This old family house along Main Street is located right after the light signal of the gas station of the old city. It was entirely renovated by its owner to give tourists a store front of the Ramallah heritage. The space hosts local artists as well as photographs from the collections of families, which retrace the story of the Ramallah community since the 1850’s. Entrance is free, as is the tea. You will also find a souvenir shop.

In October 2014 the second International Biennale of Qalandia was held in Ramallah. Most of the events happen, despite the name, in Ramallah and Al-Bireh. One of the strong points of this second editions was its focus on the museums of the West Bank. This was the opportunity to highlight the Palestinian Museum, one of the most ambitious and exciting projects in the country. Created in 1997 and under construction since 2013, it should open its gates in 2016 in Birzeit.  The Palestinian Museum is a project of the Welfare Association NGO, and aims to be both a historical museum and a hub for artists creation and for the studies of sciences of communication in Palestine.

The first part of the museum will spread over 3500 square meters until the the works are done (it is estimated as a 10 year plan). The museum will then spread over 10.000 square meters and will include an auditorium, a book-shop and offices. The first exhibition is currently under preparation and will exhibit personal objects that Palestinians use to construct their identity. 

Entre le musée Mahmoud Darwish, les concerts des musiciens des conservatoires Edward Saïd et Al Kamandjâti ainsi que la biennale d’art contemporain de Qalandia, Ramallah offre un vaste éventail d'activités culturelles, idéales pour apprendre à mieux connaître la Palestine à travers le regard de ses artistes, en attendant l'ouverture prochaine du ‘Museum of Palestine’.

Plus qu'un poète de génie, Mahmoud Darwish (1941-2008) est un monument national et un symbole de la résistance palestinienne, incontournable pour quiconque souhaite se familiariser avec la littérature du pays. Sa tombe est située à Masyon au sommet d'une butte superbement aménagée en terrasses. Elle est flanquée d'un petit musée voué à sa mémoire, comprenant notamment de nombreux objets personnels. Outre une reproduction fidèle de sa pièce de travail et une collection des prix dont il fut lauréat, on peut y admirer, entre autres, ses stylos et son porte-plume, son poste de radio, son briquet et son attaché-case. Hélas, le musée ne permet pas aux touristes non-arabophones de réellement se faire une idée de son œuvre. Une poignée de ses poèmes orne les murs, dont les guides s'efforcent de rapporter le contenu et le sens, à défaut bien sûr de pouvoir en rapporter la grâce et la puissance. Pour apprécier ses poèmes traduits, il faudra se procurer ses écrits à la boutique, ce qui fera un souvenir de choix. L'ensemble est géré par la fondation Mahmoud Darwish et est accessible depuis le centre-ville en taxi pour 10 shekels, ou à pied, ce qui constitue une bonne balade. Dans ce cas, orientez-vous à l'aide du bâtiment en forme de voile visible de loin, le musée se trouve 100 mètres plus loin. L'accès coûte en principe la somme symbolique de 5 shekels, mais la caisse n'est visiblement pas toujours occupée.

Musique !

Après le Théâtre de la liberté à Jenine (Freedom Theater) (internal link), les plus célèbres institutions culturelles contemporaines de Palestine sont sans doutes les conservatoires Edward Saïd et Al Kamandjâti, présents dans plusieurs villes de Palestine, dont évidemment Ramallah. Le premier forme l’essentiel des musiciens de l’excellent Orchestre National de Palestine. Le second, situé dans la vieille ville de Ramallah, jouit d’une notoriété particulière en France, patrie d’accueil du directeur Ramzi Abu Radwan qui a créé l’association en 2002. Les deux établissements ne sont évidemment pas des destinations pour touristes à proprement parler, mais il vaut en revanche le coup d'ouvrir l'œil pour repérer les concerts des différents ensembles formés par leurs élèves et professeurs. Parmi ceux-ci figure notamment « Haneen », un quatuor composé du guitariste Amir Mahli, du clarinettiste Muntasser Jebrini, du batteur et percussionniste Mohamed Karzon et du chanteur Amir Jabreen. À moins de 25 ans, ils enseignent aujourd’hui tous à Al-Kamandjâti, dont ils sont d’anciens élèves. Amir, Mohammed et Muntasser ont terminé leurs études en France aux conservatoires de Toulouse, Paris et Angers. Plus encore que dans leur technique et leur sens de l'intonation, c’est avant tout dans l’approche vis-à-vis de leur répertoire que se manifestent le savoir-faire et la maîtrise qu’ils ont acquis dans les conservatoires palestiniens et français. Entre musique traditionnelle palestinienne, chanson égyptienne et accents de flamenco, les différentes influences revendiquées par le groupe risqueraient de former un tout peu cohérent si ce n’était pour l’intelligence et l'élégance déployée par le groupe au service de mélodies et rythmiques captivantes.

« Haneen » est sans doute un groupe prometteur de musiciens de haut niveau existant à Ramallah, dont les apparitions restent malgré tout trop rares en raison de la concurrence féroce. En effet, si le problème d’avoir plus de bons musiciens que de lieux où ils peuvent se produire est commun à toutes les agglomérations dotées d’écoles de musique compétentes, les musiciens palestiniens rencontrent également une difficulté rendant quasi-impraticable leur métier: « Le problème majeur, c'est l'impossibilité de se déplacer. Comment être musicien si l'on ne peut pas partir en tournée ? » s’interroge Robin Burlton, directeur académique à Al-Kamandjâti. Par conséquent, puisque vous avez hélas encore peu de chances de voir ces groupes hors du pays, profitez donc de votre passage pour découvrir la richesse de la scène locale palestinienne. 

Un musée national pour 2016

Le « Dar Zahran heritage building » est un autre endroit où l’on peut découvrir les travaux d’artistes palestiniens. Cette ancienne maison familiale est située le long de la « Main street », peu après le feu tricolore de la station service de la vieille ville. Elle a été entièrement rénovée par son propriétaire afin d’offrir aux touristes une vitrine du patrimoine de Ramallah. L’endroit accueille tant des toiles d’artistes locaux que des photographies issues en grande partie de collections familles et retraçant l’histoire de la communauté Ramallaouie depuis la deuxième moitié du XIXème siècle. L’entrée est gratuite, le thé aussi et il y a bien sûr un magasin de souvenirs.

En octobre 2014 s’est déroulé à Ramallah la seconde édition de la biennale internationale de Qalandia, dont la plupart des manifestations se déroulent, en dépit du nom, à Ramallah et à Al-Bireh. L’un des points forts de cette seconde édition était le focus sur les musées des quatre coins du territoire, ce qui était l’occasion de mettre en lumière le musée national palestinien, l’un des projets les plus ambitieux et excitants du pays: en conception depuis 1997 et en construction depuis 2013, il devrait ouvrir ses portes en 2016 à Birzeit. « The Palestinien Museum » est un projet de l’ONG « Welfare Association », et a vocation à être autant un musée historique qu’un catalyseur de la création artistique et des sciences de la communication en Palestine. Il devrait s’étendre sur 3500 m2 dans un premier temps, jusqu’à l’achèvement de la seconde phase de travaux (dont la durée est estimée à 10 ans) qui devra le faire passer à 10.000 m2 et le doter d’un auditorium, d’une librairie et de bureaux. La première exposition, actuellement en préparation, sera consacrée aux objets personnels auxquels les Palestiniens rattachent leur identité.