Samoa: the youth club
Samoa : Club des Jeunes
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“Since it’s so complicated to leave, we want to offer entertainment opportunities to the youth in the village”

40 different activities a year: the members of the Young Entrepreneurs Club of Samoa are the most invested in their local lives in all of the West Bank. We met with their unofficial leader and the municipal staff.

Mohamed Zahrir greets us in the town hall. Welcoming but shy, he shows us the space dedicated to his team, the Young Entrepreneurs Club. It is a few feet away from the meeting rooms of the mayor and his staff. Plain stencil paintings decorate the white walls. Plastic chairs of different colours are scattered around: this is the main room. There is a smaller room behind that. Mohamed proudly shows us the two computers and the printer: their collective office.

The fifteen members of the Club meet weekly. “We were not elected,” says Mohamed. Everyone is a volunteer. Before the German Cooperation (GIZ) selected Samoa among its panel of twelve villages on the theme of “youth participation to local politics” in 2014, the town of Samoa was already notable by its annual number of activities organized by Mohamed and his friends. Since they were specifically trained by GIZ to questions of local governance and citizenship, this number strongly increased.

Forty events punctuate the village calendar. “Children’s Day”, poetry nights… creativity is a necessity for the youth in Samoa; their village is at an equal distance between three settlements. This is the reason why Mohamed has always wanted to be involved in local life: “It’s complicated to move about, and it’s not safe: we want to offer to the kids and the young people the means to find their entertainment at home.” This year, the array of activities got even better with the opening of a swimming pool and a green football field, subsidized by FIFA.

In the meantime, the mayor Youssef Salamé and his three closest counselors, joined the conversation and offered to take us to a tour of the town by car. “We were elected on the promise that we’d take care of our youth,” says the mayor. A former headmaster, Salamé looks earnest: he is behind the creation of the space for the Youth Club within the town hall. He is also behind the annual 20.000 shekel subsidy. Out of the twelve cities selected by GIZ, eight are in the West Bank and four in Gaza. Mohamed tells us that they’ve only had Facebook contacts with the Youth Clubs in Gaza.

To convince some families to let their daughters participate in the Club, they had to try twice. But after the success of their children’s day, their participation went up: “Seven out of fifteen”, says Mohamed. “It’s a traditional society.” If the club won’t curb unemployment nor make the mobility problem vanish – because of the settlements, it’s impossible to imagine having hikes in the beautiful neighbouring hills, or to organize festivals outside of the town – his dynamism allows the youth of Samoa to find root in a joyous kind of citizenship.

How to get there: Take a minibus from the Hebron station, located in the parking that is on the left side of the main road when you are coming from the old city. 30-minute ride; 17 shekels. 

« Comme c'est compliqué de sortir, on veut offrir aux jeunes des distractions à l'intérieur de notre village »

Avec 40 activités par an à leur actif, les membres du Club des Jeunes Entrepreneurs de Samoa sont les plus impliqués dans la vie locale de toute la Cisjordanie. Rencontre avec leur leader non-officiel et l'équipe municipale.

Mohamed Zahrir reçoit entre les murs de la municipalité. Chaleureux mais timide, il fait visiter l'espace dédié à son équipe, le Club des Jeunes Entrepreneurs, qui se trouve à quelques mètres seulement des salles de réunion utilisées par le maire et son staff. De sobres peintures, style pochoir, ornent les murs blancs. Des chaises en plastique de toutes les couleurs, la salle principale. Derrière, dans une pièce plus petite, Mohamed désigne avec satisfaction les deux ordinateurs et l'imprimante. C'est le bureau collectif.

Les quinze membres du Club se réunissent chaque semaine. « Nous n'avons pas été élus », précise d'emblée Mohamed, tout se fait sur la base du volontariat et de la bonne volonté. Avant que la coopération allemande (GIZ) ne sélectionne Samoa parmi son panel de douze villages sur le thème de la « participation des jeunes à la politique locale » en 2014, le village de Samoa était déjà remarquable par le nombre annuel d'activités organisée par Mohamed et son entourage. Depuis qu'ils ont été spécifiquement formés par GIZ aux questions de gouvernance locale et de citoyenneté, ce nombre n'a fait que décupler.

Quarante événements scandent le calendrier du village. « Jour des Enfants », soirée poésie, mais aussi entretien des rues : la créativité est de mise pour les jeunes de Samoa, situé à équidistance de trois colonies. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Mohamed assure avoir toujours voulu s'impliquer dans la vie locale. « Comme c'est compliqué de se déplacer et peu sûr, on veut offrir aux enfants et aux jeunes la possibilité de trouver des distractions chez nous ». Cette année, la palette d'activités s'est beaucoup améliorée grâce à l'ouverture d'une piscine et d'un stade de football à la pelouse vert vif, financé par la FIFA.

Entre temps, Youssef Salamé, le maire, entouré de ses trois plus proches conseillers, a rejoint la conversation et proposé de faire un tour de la ville en voiture. « Nous avons été élus sur la promesse que nous prendrions soin de nos jeunes » assure le maire. Ancien directeur d'école, Salamé a l'air sincère : l'aménagement d'un espace pour le Club des Jeunes au sein des locaux de la mairie est de son fait, ainsi que le versement annuel d'une somme de 20.000 shekels à leurs activités. Des douze villes sélectionnées par le programme de GIZ, huit se trouvent en Cisjordanie et quatre à Gaza. Mohamed explique qu'avec le Clubs des Jeunes de Gaza, l'équipe de Samoa n'a eu jusqu'ici que des contacts par Facebook.

Pour convaincre certaines familles de laisser leurs filles participer au Club, il a fallu s'y reprendre à deux fois, mais après la réalisation réussie de journées de jeux destinées aux enfants, leur participation a augmenté : « 7 sur 15 » affirme Mohamed, qui précise que « c'est une société traditionnelle ». Si le Club ne promet pas d'endiguer le chômage des jeunes, ni de résoudre par magie les restrictions de la mobilité – à cause des colonies, il est inenvisageable de faire de la randonnée dans les pourtant très belles collines des environs, ou d'organiser des festivals en dehors de la ville, son dynamisme permet en revanche d'ancrer la jeunesse de Samoa dans une citoyenneté joyeuse.

Pour aller à Samoa :

Prendre un minibus depuis la gare routière d'Hébron à l'intérieur du parking, sur la rue principale, côté gauche en remontant depuis la vieille ville. Compter 30 minutes et 17 shekel le trajet.