Where to find fresh products made in Palestine ?
Où trouver des produits frais et made in Palestine ?
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The first thing you smell when you enter Adel’s shop, a few feet from the Qalandyia checkpoint, is the typical sweet and sour smell of organic shops. 

The calm little grocer’s shop is worlds away from the excitement on the streets two days before Eid. On the central table, cartons of pastries are crammed together and serve as a reminder that the religious feast is the priority. The boxes are full of little cakes filled with dates, homemade by some thirty women of the An-Naqoura village north of Nablus. A total of 650 boxes were made from Palestinian ingredients. The dates come from families in Jericho; the flour was bought at a co-op in Jenin. The 1-kilo box is sold for 40 NIS, a price that was deemed fair to both the producers and the buyers.

Decent prices: that was Adel’s governing principle. Adel is a fair-trade organization founded in 2009, which opened its first shop in 2012. Its goal is to support Palestinian agriculture, while offering the buyers fresh produce from organic or sensible agriculture, guaranteed traceability, and with full transparency. On Adel’s shelves, you can find peppers, eggplants, zucchini, oranges, and all kinds of spices, bags of lentils – red, white, black – chickpeas, boulgour, condiments, sundried tomatoes, juices, honey, jam, olive oil… You will also find eggs, milk, cheese, and fermented yoghurt.

“After the second Intifada and the building of the wall, a lot of Palestinians lost a great part of their income. We created this system to offer work to marginalized families”, explained Rima Younes, 33, co-founder of Adel. “We also wanted to offer quality products, which emphasize local and traditional know-how and with little to no additives.”

The co-op offers, in the fall of 2014, a selection of 102 products made in all the cities of the West Bank. Demand is soaring. The Gaza War in the summer of 2014 reinforced the boycott of Israeli products and brought in new clients.

Adel holds a market in Ramallah every Saturday and occasionally in Bethlehem.

Quand on pousse la porte de la boutique d'Adel, à quelques dizaines de mètres du checkpoint de Qalandyia, l’odeur aigre-douce typique des magasins bio nous titille les narines.

Le calme absolu de la petite épicerie tranche avec l'excitation des rues à deux jours de l'Eid. Sur la table centrale, une montagne de cartons de pâtisseries rappelle que la fête religieuse est la priorité du moment. Les boîtes renferment de petits gâteaux fourrés à la datte, préparés artisanalement par une trentaine de femmes du village d'An-Naqoura, au nord de Naplouse. Au total, 650 ballotins ont été confectionnés à partir d'ingrédients exclusivement palestiniens. Les dattes sont cultivées par des familles de Jéricho, la farine achetée auprès d'une coopérative de Jénine. Le carton de un kilo est vendu 40 NIS, un prix estimé juste pour les producteurs comme pour les consommateurs.

Fixer des prix décents, c'est le principe que s'est imposé Adel, une organisation de commerce équitable, créée en 2009 et qui a ouvert sa première boutique en 2012. Son objectif est de soutenir l'agriculture palestinienne tout en offrant aux consommateurs, des produits frais, issus d'une agriculture biologique ou raisonnée, et dont la traçabilité est garantie. Sur les étagères, on trouve des piments, courgettes, aubergines, oranges, des épices en tout genre, des sachets de lentilles rouges, blanches, noires, des pois chiches, du boulgour, des condiments, des tomates séchées, des jus de fruit, du miel, de la confiture, de l'huile d'olive... Il y a aussi des œufs, du lait, des fromages, des yaourts fermentés.

« Après la deuxième Intifada et la construction du mur, de nombreux Palestiniens ont perdu une grande partie de leurs revenus. On a créé ce système pour offrir des débouchés aux famille les plus marginalisées », explique Rima Younes, 33 ans, co-fondatrice d'Adel. « On voulait aussi offrir des produits de qualité, qui valorisent les savoir-faire traditionnels et limitent les additifs ».

La coopérative propose, à l'automne 2014, un éventail de 102 produits originaires de toutes les villes de Cisjordanie. La demande est en augmentation constante. La guerre dans la bande de Gaza de l'été 2014, a renforcé le boycott des produits israéliens et drainé de nouveaux clients.

Un marché se tient à Ramallah tous les samedis et ponctuellement à Bethléem.